Obama et Romney se déchirent et se neutralisent sur la politique internationale des Etats-Unis
Publication : 23 octobre, 2012 > par Sidney Usher | Catégorie(s) : Politique | Commentaire(s) (Pas de commentaire)

A l’occasion du troisième et dernier débat entre les deux candidats à la présidentielle américaine du 06 novembre prochain, le Président Barack Hussein Obama et le Républicain Willard Mitt Romney étaient censés s’opposer sur la sécurité nationale. Mais, face à un modérateur somnolent, les deux candidats ne se sont gênés pour ramener le débat à la politique intérieure. Preuve que cette année, comme en 2008, la politique étrangère n’est pas ce qui fera gagner la présidentielle.

Barack Obama a tenté de mettre en exergue l’incompétence et la versatilité de son adversaire sur les questions de politique étrangère. « A chaque fois, a-t-il dit, que vous avez exprimé une opinion, vous avez eu tort. Vous avez dit que nous aurions dû aller en Irak bien qu’il n’y ait pas d’armes de destruction massive. Vous avez dit que nous devrions toujours avoir des soldats en Irak. Vous avez dit d’abord que nous ne devrions pas avoir de calendrier en Afghanistan, puis vous avez dit que nous le devrions. Maintenant, vous dites peut-être, ou ça dépend, ce qui veut dire que vous n’avez pas seulement tort (…) »

De son coté, Mitt Romney a dénoncé la faiblesse de l’administration américaine sur le plan internationale, en particulier avec l’Iran. Interrogé sur la lutte contre Al-Qaïda, il a émis des doutes sur la stratégie de son adversaire : « Je le félicite pour avoir éliminé Oussama Ben Laden et avoir combattu la direction d’Al-Qaïda. Mais ce n’est pas seulement en tuant qu’on s’en sortira » a affirmé Mitt Romney.

Le candidat du parti Républicain a eu la sagesse de ne pas commettre des erreurs du passé. En effet, Il a donné l’image du président épris de paix, près à dialoguer avec les pires ennemis des États-Unis. Il a promis de donner la priorité aux négociations sur l’Iran. Il a affirmé ne plus vouloir de troupes en Afghanistan après 2014 et encore moins de soldats en Irak. Il a même reproché à l’administration Obama de n’avoir pas fait suffisamment pour la société civile Égyptienne. Il n’a pas pointé du doigt la Chine. Sur de nombreux sujets de l’actualité internationale, il a professé son accord avec le Président Barack Obama.
Mitt Romney a donc, de façon calculée, laissé tomber les attaques inutiles, futiles et idiotes sur le consulat de Benghazi. De son fait, des pans entiers de la politique étrangère ont été mis de coté, comme le conflit israélo-palestinien, la chine…

En s’alignant sur la politique étrangère en cours, Mitt Romney a conforté, voire renforcé la position de son adversaire, Barack Obama, qui en a profité pour mettre les rieurs de son coté. Répliquant aux reproches sur la baisse du nombre de navires de la marine, il a dit : « M. Romney n’a pas eu assez de temps pour étudier comment fonctionne notre armée. Nous avons aussi moins de chevaux et baïonnettes, parce que la nature de notre armée a changé. Très offensif, le Président Obama s’est permis une réplique au vitriol sur leurs visites respectives en Israël : « à la différence de M. Romney, je ne suis pas allé à des séances de levée de fonds, mais j’ai visité le mémorial de l’holocauste ».

Pour Alex Castellanos, politologue respecté et grand stratège du parti Républicain, « Obama a, sans doute, gagné des points cette nuit (du 22 octobre 2012) en vue des élections du 06 novembre. Mais, Mitt Romney, par sa décontraction et son calme dans la tempête, a démontré qu’il ne serait pas hasardeux de faire un changement à la tête des États-Unis. »

Notis©2012


Étiquettes : ,